La modernisation évidente de l'Agriculture

Le Sénégal aspire à devenir un pays émergent à l’horizon 2035. La croissance est cependant enlisée depuis 2006. Alors que le taux de croissance s’est établi en moyenne à 6 % sur cette période dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, celui du Sénégal n’atteint que 3,3 %. L’économie sénégalaise est à la traîne par rapport aux autres pays africains qui ne possèdent pas d’abondantes ressources naturelles ; alors que la production par habitant croît à un rythme plus lent que celle des autres États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la croissance du Sénégal se distingue aussi par une plus forte instabilité.

Perspectives à Moyen Terme

L’économie sénégalaise devrait poursuivre son accélération en 2015 et 2016. Celle-ci devrait en effet bénéficier des effets favorables du rebond de l’agriculture, conjugué à la fin de l’épidémie d’Ebola. L’activité économique sera en outre soutenue par la baisse des prix pétroliers, qui entraîne une réduction des coûts de production et des subventions à la consommation d’électricité. La croissance du PIB réel devrait se situer à 5 % en 2015 et atteindre environ 5,3 % pour la période 2016-17, avec pour principal moteur le secteur des services, et en particulier les télécommunications et les services financiers.

Situation Sociale

Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7 % selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du PIB est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois. Une série de chocs enregistrés au cours des dernières années est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.

cultivatrice

LA PRODUCTION MARAICHERE

Le Sénégal produit des légumes de type européen/régions tempérées (chou, laitue, tomate, aubergine, haricot, melon, carottes, navet, pomme de terre, oignon, etc.) et de type africain/régions chaudes (oseille de Guinée, gombo, aubergine amère, la patate douce, manioc etc.). L’étalement réussi de la production dans l’espace et dans le temps fait de la sous filière maraîchère une des composantes les plus porteuses et les plus dynamiques du secteur horticole.

FRUITS ET LEGUMES

Les structures d’exploitation horticoles sont caractérisées par la prédominance des vergers et jardins de case et des exploitations privées. Les volumes de production, en forte croissance depuis 15 ans, sont estimés à plus de 600 000 tonnes. De 2000 à 2010, les exportations horticoles sont passées de moins de 1 000 tonnes à 35 000 tonnes. Elles sont estimées à 85 000 tonnes en 2014.

La production horticole est concentrée principalement dans la bande littorale des Niayes et dans la vallée du fleuve Sénégal. La zone des Niayes (de Dakar à Saint-Louis) qui, est créditée de plus de 60 % des récoltes, fournit oignons, pommes de terre, carottes, chou vert, tomates cerises et de table, aubergines, laitue, piment alors que la vallée du fleuve avec ses immenses potentialités est spécialisée dans la production de tomates industrielles, d’oignons et de patates douces.

Les investissements d’environ 176 milliards de francs CFA devraient permettre, dans un premier temps, d’atteindre l’objectif de production de 745.000 tonnes de riz en 2016. «Ces choix stratégiques sont importants en ce qui concerne le programme d’autosuffisance en riz en 2017, pour lequel tous s’accordent à dire que 2016 est une année charnière, l’année de la confirmation de la pertinence des choix et du réalisme des objectifs», a souligné M. Ndao.

Tractor ploughing a field with a trail of dust behind it.

Au compte de l’année 2015, la production pour la variété de riz paddy est estimée à 900 000 tonnes, dont le record viendrait de la région sud (Sodagri) avec plus de 500 000 tonnes et du Nord (Saed) où la production est estimée à 438.337 tonnes, soit environ 32,14 % des besoins du pays. Ces résultats records suscitent l’appétit des agriculteurs et laissent croire aux autorités que l’autosuffisance sera atteinte avant 2018.

Source :  Banque Mondiale – Xalimasn

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