L'Anacarde et ses Producteurs.

La production totale est de 20 000 Tonnes et 55 % de la production vient de la Casamance

CRD du 24 juin 2017 à Ziguinchor 

Sous la Présidence du Ministre du Commerce

Alioune Sarr : La filière de l’anacarde ’’souffre d’une mauvaise organisation »

La filière de l’anacarde génère des revenus annuels de l’ordre de 30 milliards de francs CFA au Sénégal mais souffre d’une ’’mauvaise organisation’’, a estimé, vendredi, à Ziguinchor (sud), le ministre du Commerce, Alioune Sarr.

« L’anacarde est une filière qui produit 20 000 tonnes par an. Près de 350.000 personnes réparties dans quatre régions travaillent dans ce secteur qui génère 30 milliards par année’’, a-t-il dit lors d’un comité régional de développement (CRD) spécial consacré à ce secteur.

Malgré tout, la filière de l’anacarde au Sénégal « souffre de plusieurs difficultés dont la mauvaise organisation », a expliqué le ministre Alioune Sarr, également en charge du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME.

Des autorités administratives et locales, des opérateurs économiques et plusieurs acteurs de la filière anacarde ont pris part à cette rencontre dont le but est de « prendre ensemble les décisions qui s’imposent », en vue de mettre sur pied une stratégie pouvant booster la filière.

Ce CRD devrait également amener les acteurs à échanger entre eux, pour arriver à établir un diagnostic de la filière.

« Nous sommes là pour vous écouter et prendre des décisions ensemble (…), parce que cette filière se heurte à de très nombreuses difficultés. Il faut faire le diagnostic, agir ensemble et mettre sur pied une stratégie », a souligné Alioune Sarr.

Il a souligné « l’importance de cette filière qui emploie plus de 14% de la population » dans les zones de production de l’anacarde, à Fatick (Sokone), une partie de la zone des Niayes et en Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor).

« Il faut surtout la mise sur pied d’une interprofession anacarde. Cette filière constitue une chaine de valeur entre producteurs, collecteurs de noix, gérants d’unités de transformation et commerçants. A l’instar des filières comme l’oignon ou la mangue, il faut une interprofession », a insisté le ministre du Commerce.

« Des pays comme la Côte d’Ivoire (premier exportateur mondial d’anacarde) ont fait de grandes avancées dans cette filière en doublant presque leur production nationale en trois ans. Il est possible de le faire au Sénégal qui peut atteindre les 100 000 tonnes par an », a-t-il poursuivi.

Le ministre du Commerce a déploré « le niveau très faible » de la transformation de la noix et de la pomme d’acajou. « Moins de 3% de la production sont transformées au niveau local. Près de 98% sont exportées surtout en Asie. Nous invitons fortement les industriels à investir dans la transformation », a-t-il plaidé.

Dans cette perspective, le ministre du Commerce a signalé l’existence d’un fonds de 26 milliards de francs CFA, dédié à l’accompagnement du secteur.

Avec APS. Seneweb

La campagne de commercialisation de la noix de cajou tire à sa fin en Afrique de l’Ouest. Cette année, d’après nos estimations, l’Afrique de l’Ouest est devenue la première zone de production de noix de cajou dans le monde avec une production supérieure à 1 350 000 tonnes de noix brute devant l’Asie (Inde, Vietnam, Cambodge, Indonésie) autour des 1 300 000 tonnes.

Selon les statistiques de la Chambre de commerce de Ziguinchor, la capitale régionale, cette filière agricole commerciale a produit quelque 40.000 tonnes de noix d’anacarde en 2011. Ce qui représente 20 milliards de francs CFA (environ 40 millions de dollars) de recettes, générant plus de 220.000 emplois la même année.

Il estime que la meilleure manière de contourner cette difficulté du prix de vente est de traiter directement avec les Indiens, mais les intermédiaires s’y opposent chaque fois que les producteurs tentent de le faire. «Les Indiens ne viennent jamais sur le terrain, ils confient souvent le travail aux intermédiaires. Nous pensons nous organiser et envoyer une délégation aux Indiens acheteurs qui sont établis à Dakar (la capitale sénégalaise) afin de discuter avec eux», ajoute-t-il.«Les intermédiaires échangent 100.000 FCFA (200 dollars) contre une tonne et demie d’anacarde. D’autres proposent 10.000 FCFA (20 dollars) pour deux sacs d’anacarde. Or, le kilogramme d’anacarde peut remonter à 400, voire 500 FCFA (environ un dollar). Ce sont les intermédiaires qui nous appauvrissent», déplore-t-il.

Abdoulaye Diatta, un autre planteur, explique que parfois, les intermédiaires disent que l’offre est plus forte que la demande, ce qui entraîne la chute du prix. «Même si le dollar a chuté ou que l’offre est supérieure à la demande, on ne voit pas une seule noix d’anacarde traîner dans la brousse. Tout se vend. Présentement, ils sont en train d’échanger un sac de riz contre deux sacs d’anacarde», fustige-t-il.

Elimane Dramé, transformateur de noix d’anacarde, qui exploite une unité semi-industrielle d’une capacité de 250 tonnes par an et emploie 43 personnes, dénonce l’ostracisme des banques qui, dit-il, acceptent de leur prêter à peine le tiers des montants qu’ils demandent, tout en leur fixant des délais de remboursement qui n’arrangent pas les petits producteurs.

La principale difficulté, explique-t-il à IPS, c’est le financement de la production qui est saisonnière. Le producteur a besoin d’un magasin de stockage dont la construction nécessite de l’argent; mais les banquiers refusent souvent de lui faire de prêt.Les producteurs du secteur se plaignent également des ennuis d’ordre technique, de stockage, d’acheminement des produits du lieu de production vers les centres urbains. Ils dénoncent en outre les prix dérisoires pratiqués sur le marché, pour les noix d’anacarde, s’estimant victimes des intermédiaires qui cassent les prix pour ensuite revendre cher leurs produits aux exportateurs indiens

noix_cajou_nu-1Les produits de l’anacardier sont depuis longtemps réputés avoir des effets anti-inflammatoires, de contrer l’élévation du glucose sanguin et d’empêcher la résistance à l’insuline chez les diabétiques.Une équipe de chercheurs canadiens et camerounais a analysé les bienfaits sur le diabète que l’on prête aux différents produits de l’anacardier (cajou). Ces chercheurs ont notamment cherché à savoir si les extraits de cajou pouvaient améliorer la réponse de l’organisme à sa propre insuline.

Selon les résultats d’une étude de l’Université de Montréal (Canada) et de l’Université de Yaoundé (Cameroun), l’extrait de noix de cajou pourrait être un antidiabétique efficace et prometteur.

Publiée dans Molecular Nutrition & Food Research, ”L’objectif de celle-ci est d’examiner l’impact des feuilles, de l’écorce, des noix et des pommes d’anacardiers originaires du nord-est du Brésil et d’autres pays de l’hémisphère Sud sur les cellules qui répondent à l’insuline.” De tous les extraits testés, seul l’extrait de noix de cajou a stimulé de manière significative l’absorption du sucre sanguin par les cellules musculaires”, souligne le directeur de cette recherche.

« Notre étude valide l’usage traditionnel qui est fait des produits de l’anacardier dans le diabète et a permis de découvrir que certains de ses éléments naturels pouvaient servir à créer de nouveaux traitements oraux », précise le Pierre S. Haddad, professeur de pharmacologie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Il est également directeur de l’Équipe de recherche sur les médecines autochtones antidiabétiques des Instituts canadiens de recherche en santé, à l’Université de Montréal.

Quelques effets bienfaisants attribués à la noix de cajou
  1. Prévient le cancer : Les pro anthocyanidines sont une classe de flavonoïdes qui luttent contre les cellules tumorales en les empêchant de se diviser davantage. Ces proanthocyanidines et à forte teneur en cuivre dans les noix de cajou aident à lutter contre les cellules cancéreuses et vous éloignent du cancer du côlon. C’est l’un des principaux avantages des noix de cajou.
  2. Santé cardiovasculaire : Les noix de cajou ont une faible teneur en matières grasses par rapport aux autres noix et sous la forme d’acide oléique qui est très sain pour le cœur. Elles sont sans cholestérol et les antioxydants présents vous éloignent des maladies cardiaques.
  3. Diminue la pression artérielle : les noix de cajou diminuent votre pression artérielle grâce au magnésium qu’elles contiennent.
  4. Aide les cheveux : le cuivre est le minéral qui aide vos cheveux à avoir cette couleur. Donc si vous mangez des noix de cajou qui contiennent beaucoup de cuivre, vous pourriez avoir la magnifique chevelure noire dont vous rêviez.
  5. Santé des os : tout comme le calcium, le magnésium est également important pour la santé des os qui est le composant principal des noix de cajou.
  6. Santé des nerfs : le magnésium est stocké à la surface des os ce qui empêche le calcium de pénétrer dans les cellules nerveuses et garde ainsi les vaisseaux sanguins et les muscles détendus. Un niveau insuffisant en magnésium peut entraîner le calcium à pénétrer dans les vaisseaux sanguins les menant à se contracter. Le niveau insuffisant en magnésium provoque également une pression artérielle élevée, des migraines etc.
  7. Prévient les calculs biliaires : la consommation régulière de noix de cajou peut réduire de risque de développer des calculs biliaires.
  8. Contribue à la perte de poids : bien que les noix de cajou soient considérées comme des matières grasses, elles contiennent du bon cholestérol. Ainsi, contrairement à la croyance populaire, ceux qui mangent des noix de cajou au moins deux fois par semaine prennent moins de poids par rapport à ce qui en consomment moins.
  9. Antioxydants: le sélénium, le cuivre, le magnésium, etc agissent comme des cofacteurs pour de nombreuses enzymes.
  10. Aide à la digestion : les noix de cajou aide à la croissance et au développement de la synthèse de l’acide nucléique et de la digestion.
  11. Regorgent de vitamines : les noix de cajou sont riches en vitamines comme la riboflavine, l’acide pantothénique, la thiamine, la niacine, etc. Ces vitamines vous protègent de l’anémie sidéroblastique, la pellagre, etc.
  12. Des gencives et des dents saines : comme mentionné précédemment, la teneur en magnésium présente dans les noix de cajou est très bonne pour les os. Ainsi les dents et les gencives sont renforcées.
  13. Sommeil agréable : après la ménopause, ces noix de cajou peuvent vous donner un sommeil détendu et agréable pendant la nuit.
  14. Radicaux libres : les noix de cajou aident notre corps à utiliser le fer correctement et à éliminer les radicaux libres qui causent des problèmes de santé.
  15. Dégénérescence maculaire : les noix de cajou peuvent filtrer les rayons UV du soleil et nous protègent contre la dégénérescence maculaire.

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Les noix de cajou font partie des noix les plus nutritives au monde. Les noix de cajou ont une teneur faible en matière grasse, aucune teneur en cholestérol, une forte teneur protéinique et contiennent une quantité importante de vitamines et de minéraux.

  • Les noix de cajou contiennent moins de matière grasse que les arachides ou d’autres noix ordinaires utilisées comme collation. Les matières grasses que contiennent les noix de cajou  sont des matières grasses mono-insaturées appelées acide oléique (similaires à celles que l’on trouve dans l’huile d’olive) et bonnes pour le cœur. En fait, des études estiment que la fréquence et le  risque de maladies cardiaques diminuent avec une consommation quotidienne d’une petite quantité de cajou. Un régime alimentaire riche en noix de cajou aide à maintenir la tension artérielle à des niveaux propices pour la santé en améliorant la sensibilité à un réflexe clé connu sous le nom de baroréflexe.
  • Les noix de cajou constituent une  source importante de protéines, ce qui en fait un bon choix de collation pour ceux qui tentent de perdre du poids. Les noix de cajou sont aussi une source essentielle de protéines pour les végétariens et les végétaliens.
  • Les noix de cajou contiennent une grande quantité de minéraux vitaux tels le phosphore, lequelle renforce les os et les dents, et le magnésium qui favorise la libération d’énergie et la croissance osseuse. Les noix de cajou fournissent également de petites quantités d’autres minéraux essentiels tels que le potassium, le calcium et le sélénium.
  • Les noix de cajou sont riches en vitamines K, B, et E
  • La noix de cajou est une bonne source de fer, indispensable à la formation de l’hémoglobine qui est une composante importante des cellules des globules rouges qui transportent l’oxygène à travers tout le corps et, ce, depuis les poumons.

Mais la noix n’est pas la seule partie du cajou à comporter de précieux avantages  pour la santé. La pomme de cajou est un fruit riche en vitamine C et à usages multiples. La pomme peut être consommée juste après la récolte ou être transformée en un jus nutritif et rafraîchissant. Elle a une faible teneur en calories, avec 200 ml contenant environ 62 calories. Au Brésil, où le jus est un aliment de base, des études ont montré que la pomme de cajou et son jus préviennent efficacement la mutagenèse, qui peut provoquer le cancer ou d’autres maladies héréditaires.

Source ACA

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En 1999, sa production double et dépasse les 60 000 tonnes ; elle est aujourd’hui de l’ordre de 80 000 tonnes. Au cours de la même période, on estime la production sénégalaise entre 12 et 15 000 tonnes. Cette même année, l’exportation des noix de cajou participe aux recettes d’exportation du pays à hauteur de 10 millions de dollar.

Selon les statistiques de la Chambre de commerce de Ziguinchor, la capitale régionale, cette filière agricole commerciale a produit quelque 40.000 tonnes de noix d’anacarde en 2011. Ce qui représente 20 milliards de francs CFA (environ 40 millions de dollars) de recettes, générant plus de 220.000 emplois la même année.Mais en avril, cette année, la production est seulement de 8.000 tonnes, alors qu’elle était plus de 15.000 tonnes à cette même période l’année dernière, indique Ismaëla Diémé, président de la Coopérative des producteurs agricoles de la Casamance. La production d’anacarde s’étend d’avril à juin, et la vente d’août à novembre, ajoute-t-il.Diémé déclare à IPS que les difficultés des producteurs de l’anacarde sont d’abord liées à un manque d’organisation, et ils ne peuvent pas défendre leurs intérêts face à d’autres acteurs de la filière. «Tant qu’on sera à l’état de non organisation, il sera difficile à un partenaire, quel qu’il soit, de venir vers nous, parce qu’on n’aura pas amélioré nos techniques culturales, nos rendements; bref, on n’aura pas un visage qui inspire confiance».

Il estime que la meilleure manière de contourner cette difficulté du prix de vente est de traiter directement avec les Indiens, mais les intermédiaires s’y opposent chaque fois que les producteurs tentent de le faire. «Les Indiens ne viennent jamais sur le terrain, ils confient souvent le travail aux intermédiaires. Nous pensons nous organiser et envoyer une délégation aux Indiens acheteurs qui sont établis à Dakar (la capitale sénégalaise) afin de discuter avec eux», ajoute-t-il.«Les intermédiaires échangent 100.000 FCFA (200 dollars) contre une tonne et demie d’anacarde. D’autres proposent 10.000 FCFA (20 dollars) pour deux sacs d’anacarde. Or, le kilogramme d’anacarde peut remonter à 400, voire 500 FCFA (environ un dollar). Ce sont les intermédiaires qui nous appauvrissent», déplore-t-il.

Abdoulaye Diatta, un autre planteur, explique que parfois, les intermédiaires disent que l’offre est plus forte que la demande, ce qui entraîne la chute du prix. «Même si le dollar a chuté ou que l’offre est supérieure à la demande, on ne voit pas une seule noix d’anacarde traîner dans la brousse. Tout se vend. Présentement, ils sont en train d’échanger un sac de riz contre deux sacs d’anacarde», fustige-t-il.

Elimane Dramé, transformateur de noix d’anacarde, qui exploite une unité semi-industrielle d’une capacité de 250 tonnes par an et emploie 43 personnes, dénonce l’ostracisme des banques qui, dit-il, acceptent de leur prêter à peine le tiers des montants qu’ils demandent, tout en leur fixant des délais de remboursement qui n’arrangent pas les petits producteurs.

La principale difficulté, explique-t-il à IPS, c’est le financement de la production qui est saisonnière. Le producteur a besoin d’un magasin de stockage dont la construction nécessite de l’argent; mais les banquiers refusent souvent de lui faire de prêt.Les producteurs du secteur se plaignent également des ennuis d’ordre technique, de stockage, d’acheminement des produits du lieu de production vers les centres urbains. Ils dénoncent en outre les prix dérisoires pratiqués sur le marché, pour les noix d’anacarde, s’estimant victimes des intermédiaires qui cassent les prix pour ensuite revendre cher leurs produits aux exportateurs indiens

Source IPS

Le bilan paradoxal de la campagne de noix de cajou 2015 en Afrique de l’Ouest

La campagne de commercialisation de la noix de cajou tire à sa fin en Afrique de l’Ouest. Cette année, d’après nos estimations, l’Afrique de l’Ouest est devenue la première zone de production de noix de cajou dans le monde avec une production supérieure à 1 350 000 tonnes de noix brute devant l’Asie (Inde, Vietnam, Cambodge, Indonésie) autour des 1 300 000 tonnes.

La sous-région connait une forte croissance de sa production depuis le début des années 2000 (près de 10% par an en moyenne). Une croissance tirée par le très fort intérêt des producteurs pour cette culture arboricole d’exportation qui demande peu de travail, est très complémentaire des autres cultures annuelles (céréales, arachide, coton, etc.) et se vend facilement. Depuis 2012, la noix de cajou est devenue la deuxième ressource agricole d’exportation d’Afrique de l’Ouest.

Des producteurs qui fêtent « la meilleure campagne de leur vie »

Pourtant très peu de producteurs d’anacarde espéraient vendre un jour à un prix aussi élevé que celui qui leur a été offert cette année. Poussé par une très bonne demande à l’échelle mondiale, le prix de l’anacarde est monté à un niveau élevé sur le marché international avec une majorité d’exportations de noix brute réalisées entre 1200 et 1500 $/t selon les qualités contre 700 à 1100 $/t les années antérieures. Par le passé, les cours internationaux de l’anacarde étaient déjà montés plus haut, notamment en 2011 où ils évoluaient entre 1400 et 1800 $/t.  Mais, cette campagne la hausse des prix mondiaux a été fortement amplifiée par la dévaluation des principales monnaies de la sous-région (Franc CFA, Ghanean Cedi, Nigerian Naira, Franc Guinéen, Gambian Dalasi), ce qui a permis aux producteurs d’obtenir des prix jamais atteints par le passé.

Dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les prix pratiqués pour l’achat au producteur ont évolué entre 300 et 700 FCFA/kg.  Au cours des 15 dernières années, ils se situaient entre 100 FCFA/kg les mauvaises campagnes et 350 FCFA/kg lors des meilleures. Aujourd’hui, c’est donc la fête dans les villages de producteurs d’anacarde du Nigeria jusqu’au Sénégal. Alors que les prix déjà très bons de la campagne 2011 avaient permis à beaucoup de producteurs de s’équiper en motos, aujourd’hui, c’est le ciment qui coule à flot beaucoup de familles profitant des prix élevés pour construire leur première maison « en dur ».

Des transformateurs locaux très ébranlés

Malheureusement, toute médaille a son revers tant que des mécanismes ne sont pas mis en place pour assurer un développement sectoriel réellement durable de la filière noix de cajou. Faisant face à un prix de la matière première qui a plus que doublé, les transformateurs artisanaux comme industriels de noix de cajou ont dans leur quasi-totalité fermé leurs usines.

Pourtant, l’activité de transformation de l’anacarde connaissait un essor considérable dans la sous-région ces dernières années. Dans tous les pays, de nombreux investisseurs nationaux et étrangers ont construits des usines petites, moyennes ou grosses et les quantités de matière première transformées localement ont été multipliées par 4 entre 2011 et 2014.

Évolution des volumes de noix de cajou brute transformée en Afrique de l’Ouest et de leur répartition par pays. En 2015, seuls les volumes transformés en Côte d’Ivoire devraient augmenter grâce à la croissance des activités du groupe singapourien Olam. Tous les autres investisseurs dans le secteur de la transformation d’anacarde devraient arrêter leurs usines ou réduire fortement leur activité.

La compétitivité de ce secteur demeure précaire. Le principal avantage comparatif pour les transformateurs de la sous-région est le coût de la matière première moins élevé qu’en Asie.  Toutefois les entreprises locales souffrent d’un déficit de compétitivité sur l’amortissement des équipements, la productivité et le coût de la main d’œuvre, la valorisation des sous-produits et surtout les frais financiers qui sont beaucoup plus élevés qu’en Asie. Lorsque le prix de la noix de cajou brute est à niveau proche de la moyenne des prix pratiqués au cours des dernières années, la transformation de noix de cajou en Afrique de l’Ouest peut être compétitive avec l’industrie vietnamienne mais lorsque les prix s’envolent, elle ne peut pas suivre.

Des perspectives inquiétantes 

Les perspectives pour la prochaine campagne d’anacarde laissent penser que la situation devrait être comparable à celle de cette année. En effet, la croissance de la demande en noix de cajou et la dévaluation des monnaies d’Afrique de l’Ouest devraient continuer d’ici l’année prochaine. Dans ces conditions, certains transformateurs pensent d’ores et déjà à revendre leurs installations et abandonner leurs activités si les pouvoirs publics ne réagissent pas.

Sans nuire aux intérêts des producteurs, il est possible de protéger le développement de l’industrie d’anacarde en Afrique de l’Ouest qui a déjà créé des milliers d’emplois et pourraient en créer des dizaines de milliers supplémentaires. La problématique est avant tout politique. Aujourd’hui, les gouvernements et leurs partenaires techniques et financiers se félicitent d’une croissance de la production et de prix élevés, qui sont les conséquences d’une évolution structurelle du marché mondial, et tardent à réaliser que l’action politique dans la filière anacarde ne doit pas se concentrer sur l’appui à la production (qui est dynamique sans incitation) mais sur l’appui à la transformation qui est un secteur extrêmement stratégique pour la sous-région et dont le développement bénéficierait fortement aux producteurs et à l’ensemble de la filière.

Pierre Ricau, analyste de marchés agricoles pour N’Kalô

La noix de Cajou, Antidiabétique et Antidépresseur !

Deux poignées de noix de cajou est l’équivalent thérapeutique d’une dose de Prozac. L’acide aminé essentiel L-tryptophane se décompose en anxiolytique dans votre corps. Plus important encore, le tryptophane est transformé en sérotonine, l’un des neurotransmetteurs les plus importants de votre corps.

La sérotonine procure un sentiment de bien-être et de douceur, ou comme diraient certains « pas de soucis ». Son effet est aussi efficace que le Prozac, le Paxil et les antidépresseurs similaires qui imitent en général la sérotonine ou conservent de manière artificielle des niveaux élevés de sérotonine dans votre corps. Vous pouvez faire la même chose avec la nourriture.

Beaucoup de glucides (féculents) dans vos repas aident les tryptophanes à aller là où ça fait le plus grand bien : à votre cerveau. Pour traverser la barrière hémato-encéphalique pour entrer, des glucides sont nécessaires. Un œuf ou deux sur du pain grillé valent mieux que juste un œuf. Les haricots, les pois et les noix contiennent des glucides, donc c’est déjà complet.

Cinq portions de haricots, quelques portions de beurre d’arachide, ou juste une grosse poignée de noix de cajou fournissent un à deux milligrammes de tryptophane, qui sera aussi efficace que les antidépresseurs délivrés sur ordonnance… mais ne le dites pas aux entreprises pharmaceutiques. Certains sceptiques pensent que les gens qui travaillent pour les industries pharmaceutiques le savent déjà. Voici deux citations qui le prouvent :

« Faites très attention à ce qui se passe avec les suppléments alimentaires dans l’arène législative… Si ces efforts sont couronnés de succès, on pourrait créer une catégorie de produits pour concurrencer les médicaments approuvés. La création d’une catégorie réglementaire distincte pour les suppléments alimentaires pourrait couper court aux droits d’exclusivité dont bénéficient les titulaires de demande d’autorisation de nouveaux médicaments. » (Source : Commissaire adjoint de la FDA pour la politique David Adams, à l’assemblée annuelle de la Drug Information Association, 12 juillet 1993)

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