La Casamance n’est plus classée comme étant une zone à risques par la France, annonce un communiqué publié sur le site de l’ambassade de France au Sénégal.

‘’Sur proposition de l’Ambassade de France à Dakar, la Carte Conseils aux voyageurs+ publiée par le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international a été modifiée : la Casamance n’est plus classée comme étant une zone à risques’’.

Ce qui indique qu’il s’agit là d’une bonne nouvelle qui permettra de contribuer à la relance du tourisme au Sénégal.

Le gouvernement sénégalais a pris ces dernières années plusieurs mesures pour relancer le tourisme en Casamance. En 2015, lors d’une tournée économique dans la zone sud, le président Sall avait décidé une exonération fiscale au profit des promoteurs touristiques de cette partie du pays.

Il était temps que la Casamance soit reconnue pour celle qu’elle est par l’Europe et notamment par la France. Non seulement le tourisme va pouvoir se développer, mais l’économie locale va pouvoir aussi en tirer profit. On le constate déjà par l’omniprésence des indiens qui exploitent sans vergogne la filière anacarde.

Très fréquentée par les touristes dans les années 1970-1980, la région naturelle de la Casamance a vu ses activités économiques ébranlées, en particulier le tourisme, avec l’éclatement d’un conflit armé lié à la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). Une chute libre des flux touristiques en direction de la Casamance a été ainsi notée, surtout avec la disparition, en 1994, de quatre touristes français, dans le Parc national de la Basse-Casamance. Plusieurs ambassades étrangères dont la France avaient demandé à leurs ressortissants de ne plus se rendre au-delà de la zone du Cap-Skirring.

Ces derniers deviennent des résidents alors qu’il fut une période pas si lointaine ou leur présence ne durait pas plus de 4 mois. Il devient donc évident que ces mesures qui visent à donner à la Casamance une nouvelle virginité, attirera aussi des prédateurs.  De ce fait le danger de voir les richesses échapper à la population est bien réel. Les autorités ont l’obligation de rester vigilants pour protéger les investisseurs qui oeuvrent pour le développement. Il ne s’agit plus de se laisser berner par les valises d’argent déposées aux pieds des producteurs avec le soutien des intermédiaires, mais de penser à l’avenir des nôtres en préservant les terres pour les générations à venir.

Donec fringilla Donec amet, consequat. venenatis sit Aenean vel, dolor.